Dans un communiqué publié samedi 28 juin, au lendemain de la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, le ministre du Budget, Aimé Boji Sangara, a salué un « tournant historique » pour le pays. Il a notamment insisté sur la portée de cet engagement pour les populations de l’Est, « qui aspirent depuis si longtemps à la paix et à la stabilité ».
« La paix ne se résume pas à un accord signé. C’est un combat de chaque jour », a affirmé le ministre, soulignant « la détermination du président de la République à mettre un terme définitif à cette guerre injuste qui endeuille nos familles et freine notre développement ».
M. Boji a par ailleurs rendu hommage à la résilience des habitants des provinces du Kivu, qu’il a qualifiés de « peuple éprouvé mais toujours debout ». Il les a appelés à « rester unis et mobilisés derrière le Chef de l’État ».
Le ministre a également salué « la bravoure, la détermination et l’ingéniosité » du président Félix Tshisekedi, louant un « leadership éclairé » et un « sens élevé des responsabilités » qui auraient permis, selon lui, la conclusion de cet accord présenté comme « porteur d’espoir ».
Le texte signé entre les deux parties prévoit notamment un désengagement progressif des troupes rwandaises déployées sur le territoire congolais. L’usage du terme « désengagement » plutôt que « retrait » s’explique, selon Kinshasa, par sa portée plus large. Il englobe à la fois la cessation des hostilités, le repli des forces armées, le retrait du matériel militaire ainsi que le démantèlement des dispositifs de combat.
Dans le lexique militaire, le désengagement constitue en effet la phase finale d’une opération, précédée par celle de l’engagement, laquelle consiste en l’entrée en action des troupes sur un théâtre d’opérations.
Gloire MALUMBA.K

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