Selon le porte-parole du gouvernement, la Politique nationale du service public de l’eau constitue un cadre stratégique global englobant la production, le transport et la distribution de l’eau potable. Elle s’inscrit dans l’obligation constitutionnelle de l’État de garantir à chaque citoyen un accès universel à l’eau potable, tout en définissant clairement les rôles et responsabilités des différents acteurs du secteur.
Patrick Muyaya a précisé que la PNSPE poursuit deux objectifs majeurs : renforcer la gouvernance du service public de l’eau et porter, à l’horizon 2035, le taux d’accès à l’eau potable à 90 % en milieu urbain et à 70 % en milieu rural. Son financement sera assuré par le Fonds national de l’eau (FNE), alimenté notamment par le budget de l’État, les redevances liées aux usages de l’eau, les contributions des partenaires techniques et financiers, la mobilisation des financements climatiques ainsi que les investissements du secteur privé à travers des partenariats public-privé (PPP).
Pour le porte-parole du gouvernement, l’adoption de cette politique constitue un signal politique fort, traduisant la volonté de l’exécutif de répondre aux besoins essentiels de la population en matière d’accès à une eau potable de qualité et en quantité suffisante. Elle vise également à instaurer un cadre réglementaire cohérent et attractif pour les investissements publics et privés, notamment grâce à l’opérationnalisation de l’autorité de régulation des services publics de l’eau, chargée de veiller à une tarification économiquement viable.
De son côté, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité a indiqué que la PNSPE représente un instrument stratégique et fédérateur, destiné à coordonner les efforts nationaux pour relever les défis liés à l’accès universel à l’eau potable, accélérer la réduction de la pauvreté et soutenir le développement durable de la RDC.
Il convient de rappeler que la Politique nationale du service public de l’eau est une stratégie de l’État congolais, pilotée par le ministère en charge de l’hydraulique en collaboration avec les provinces et les entités territoriales décentralisées. Sa mise en œuvre bénéficiera de l’appui d’institutions clés, notamment la REGIDESO et le Service national de l’hydraulique rurale (SNHR), devenu l’Office national de l’hydraulique rurale (ONHR).
Rédaction

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