Dans un communiqué officiel publié le 15 janvier 2026 à Kinshasa, le ministère affirme suivre ce dossier depuis plusieurs semaines. « Le dossier de notre compatriote Ilemo Mosengo Nzuzi est suivi et documenté depuis le 20 décembre 2025 », précise le document signé par la Cellule de communication du ministère, soulignant que l’affaire n’est pas nouvelle pour ses services.
Réaffirmant l’engagement du Gouvernement en faveur du respect des droits fondamentaux, le ministre des Droits humains rappelle un principe cardinal du droit pénal. « La liberté de la personne poursuivie demeure le principe et la privation de liberté est une exception », indique le communiqué, en référence aux instruments juridiques internationaux, à la Constitution de la République démocratique du Congo et aux lois nationales en vigueur.
Le ministère insiste sur le caractère fondamental de ce principe, avertissant que « chaque atteinte à ce principe constitue une violation des droits et libertés fondamentaux ». Dans ce contexte, il recommande aux autorités judiciaires une application rigoureuse de la loi, notamment en ce qui concerne la présomption d’innocence. « Le Ministre recommande aux autorités judiciaires l’observance accrue de la présomption d’innocence et de l’un de ses corollaires, qu’est la liberté durant le procès pénal », peut-on encore lire.
Mais sur le terrain, la situation personnelle d’Ilemo Mosengo Nzuzi continue d’inquiéter. Chauffeur de moto-taxi, originaire de Kimbanseke, dans le quartier Mabanza, l’homme serait détenu depuis plus de huit mois sans avoir été jugé, selon ses proches. « Il est arrêté depuis plus de huit mois sans aucun jugement », dénoncent-ils, évoquant une détention prolongée qu’ils jugent contraire aux règles de procédure.
Ces mêmes sources font également état de mauvais traitements subis durant sa détention. Elles affirment qu’Ilemo Mosengo Nzuzi aurait été gardé plusieurs mois à l’IP CRIME avant d’être transféré à l’hôpital du camp Lufungula.
À ce jour, son état de santé serait préoccupant. « Pour le moment, il est gravement malade et hospitalisé au camp Lufungula », alertent ses proches, qui réclament sa libération immédiate ainsi que l’ouverture d’une enquête sur les conditions de sa détention.
Rédaction

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