Alors que les juges s’apprêtaient à examiner les questions de forme avant d’aborder le fond du dossier, les avocats de la défense ont introduit une demande de mise en liberté provisoire. Pour justifier leur démarche, ils ont notamment présenté leur client comme un père de famille dont l’adresse est connue, estimant que rien ne permettait de craindre un risque de fuite.
Les conseils de Charlie Prince ont également mis en avant son statut de chef d’entreprise. Ils ont, par ailleurs, rappelé les déclarations du ministre de la Justice relatives à l’interdiction des transfèrements à la prison de Makala pour des faits jugés bénins, une mesure destinée à lutter contre la surpopulation carcérale.
Cette demande a suscité l’opposition de Me Laurent Onyemba. Celui-ci a estimé que le chroniqueur devait être maintenu hors d’état de nuire, en raison des antivaleurs qu’il propagerait sur les réseaux sociaux. Selon lui, le risque de fuite est réel et une éventuelle remise en liberté pourrait favoriser la prolifération des injures sur les plateformes numériques, un phénomène que le gouvernement affirme combattre.
Après avoir entendu les arguments des différentes parties, les juges ont pris l’affaire en délibéré. Ils ont annoncé qu’un jugement avant dire droit serait rendu dans un délai de 48 heures.
Pour rappel, Charlie Prince est poursuivi à la suite d’une plainte déposée par l’artiste musicien Koffi Olomide. Le chroniqueur est notamment accusé d’avoir tenu des propos diffamatoires à l’encontre de l’artiste lors de récentes interventions médiatiques.
Labora

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