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JUSTICE

Affaire Rebo Tchulo–Isidore Bakanja : la justice congolaise ouvre une enquête

En République démocratique du Congo, l’affaire impliquant l’artiste Rebo Tchulo et Isidore Bakanja connaît un nouveau développement. Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a instruit, dimanche 19 avril 2026, l’auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête judiciaire.

L'artiste musicienne, Rebo Tchulo.
L'artiste musicienne, Rebo Tchulo.

Selon un communiqué officiel, la procédure vise à établir les faits, à identifier les responsabilités éventuelles et, le cas échéant, à engager des poursuites devant les juridictions compétentes. Cette décision intervient à la suite de faits présumés survenus dans la nuit du 18 au 19 avril, aux alentours de 4 heures du matin, au domicile de l’artiste situé dans la commune de Ngaliema, quartier Pigeon.

Le ministre indique avoir été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte se présentant comme témoin, lequel lui aurait transmis une vidéo faisant état de violences graves imputées à plusieurs individus, dont certains porteraient des uniformes militaires.

Sans préjuger des responsabilités, le ministre de la Justice souligne que, si elles étaient établies, les infractions dénoncées pourraient revêtir une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que l’incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

« Ces faits sont réprimés par le Code pénal militaire et relèvent de la compétence des juridictions militaires», a-t-il précisé.

Le même document rappelle également que de tels actes constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution, en particulier le respect de la dignité humaine, l’intégrité physique et l’interdiction absolue de la torture. Ils seraient en outre contraires aux engagements internationaux de la République démocratique du Congo, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Le ministre d’État a enfin réaffirmé l’attachement du gouvernement au respect de l’État de droit, à la lutte contre l’impunité, ainsi qu’à la protection, sans distinction, de l’intégrité physique et de la dignité de toute personne.


Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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