« Pour la prévenue Tshimpaka Mulanga Deborah, alias Rebo Tchulo, la condamner à 14 mois de servitude pénale principale ; la condamner, en outre, au paiement des frais d'instance tels qu'ils seront taxés par le greffier ; fixer la contrainte par corps à six mois en cas de non-paiement dans le délai de huit jours, ou à toute autre peine que votre tribunal entendra, en bonne justice, être convenable », a déclaré le major magistrat Prudence Mbambi, substitut de l'auditeur militaire supérieur.
Le représentant du ministère public a également demandé au tribunal de faire droit à l'action civile introduite par Kasaï Platini. « En ce qui concerne l'action introduite par M. Kasaï Platini, requérant, qu'il plaise à votre tribunal de la dire recevable et fondée et d'y faire droit. Ainsi, vous ferez justice », a-t-il ajouté.
Cette procédure trouve son origine dans des faits présumés survenus dans la nuit du 18 au 19 avril 2026, vers 4 heures du matin, au domicile de l'artiste situé dans le quartier Pigeon, dans la commune de Ngaliema.
À la suite de ces allégations, le ministre de la Justice avait indiqué avoir été saisi le 19 avril par un lanceur d'alerte se présentant comme témoin. Celui-ci lui aurait transmis une vidéo faisant état de violences graves attribuées à plusieurs personnes, dont certaines auraient porté des uniformes militaires.
Sans préjuger des responsabilités des personnes mises en cause, le ministre avait souligné que les faits dénoncés, s'ils étaient établis, pourraient constituer des infractions particulièrement graves, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires ainsi que l'incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi. Il avait rappelé que ces infractions sont réprimées par le Code pénal militaire et relèvent de la compétence des juridictions militaires.
Le ministère de la Justice avait également estimé que de tels actes constitueraient une violation des principes garantis par la Constitution, notamment le respect de la dignité humaine, de l'intégrité physique et l'interdiction absolue de la torture. Ils seraient, en outre, contraires aux engagements internationaux de la République démocratique du Congo, en particulier à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
MKG

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