« Nous déplorons 22 morts, dont un policier », a déclaré Manuel Homem à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le chef de l’État, João Lourenço.
La colère populaire a été alimentée par la récente décision du gouvernement d’augmenter, en juillet, le prix des carburants jusque-là fortement subventionnés, le litre passant de 300 à 400 kwanzas (environ 0,38 euro). Une mesure jugée insupportable dans un pays où la majorité de la population vit dans la pauvreté, malgré les revenus générés par le pétrole, dont l’Angola est le deuxième producteur en Afrique.
Lors de la deuxième journée de troubles, mardi, les forces de l’ordre ont procédé à 1 214 arrestations, a indiqué le commissaire adjoint Mateus Rodrigues, précisant que ce chiffre pourrait encore évoluer au fil des enquêtes en cours.
En parallèle, malgré la fermeture des commerces, les pillages ont continué dans plusieurs quartiers de la capitale, Luanda. À Cazenga, un quartier populaire, des coups de feu ont été entendus, et plusieurs personnes ont été vues en train de voler de la nourriture, rapporte un journaliste de l’AFP.
La chaîne locale Nzinga TV a diffusé des images bouleversantes montrant des femmes en larmes autour du corps sans vie d’un homme étendu dans la rue. Un autre jeune aurait été tué par une balle perdue près d’un supermarché, toujours à Cazenga.
La police a par ailleurs confirmé le même mardi, la mort de l’un de ses agents dans la province d’Icolo e Bengo, près de Luanda. Lundi, les autorités avaient initialement fait état de quatre morts. Ce bilan, en constante évolution, illustre l’ampleur de la crise sociale qui frappe actuellement le pays.
Gloire MALUMBA.K

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