D’après un reportage de RFI publié ce vendredi 4 septembre, ces enseignants affirment cumuler dix mois de bourses impayées depuis 2024. Ils demandent, dans un premier temps, le règlement d’au moins quatre mois d’arriérés afin de permettre une rentrée scolaire « paisible ». À la différence des fonctionnaires, ils ne perçoivent pas de salaire, mais des bourses versées par l’État.
La contestation s’est notamment exprimée devant l’Institut national de recherches et d’actions pédagogiques, où plusieurs enseignants sont venus dénoncer leurs conditions de rémunération. Hermann Matondo, co-président de la Coalition des structures des enseignants communautaires du Congo (CSECC), affirme que cette situation perdure depuis près d’un an.
« Donc, en totalité, ça fait dix mois d’arriérés de bourses impayés. Pour que la rentrée ait lieu logiquement, nous demandons à l’État, sinon au gouvernement congolais, de nous payer au moins quatre mois, pour que la rentrée ait lieu de façon paisible, sans problèmes, sans inquiétudes », déclare-t-il.
Présents dans différents niveaux d’enseignement, du préscolaire au lycée, ces enseignants sont notamment issus des facultés universitaires et des écoles de formation. Au-delà du paiement des arriérés, ils contestent également les conditions envisagées pour leur intégration dans la fonction publique. Ils s’opposent notamment à l’idée d’un recrutement soumis à un concours, estimant que leur expérience acquise sur le terrain devrait être prise en compte.
« Non, au concours : celui qui est déjà sur le terrain, il faut le prendre. Celui qui n’a jamais exercé, c’est celui-là qui pourra peut-être faire le concours. Mais, celui qui a déjà exercé pendant plus de dix ans sur le terrain, faire encore le concours, ça ne rime à rien », soutient Hermann Matondo.
À défaut d’une réponse rapide des autorités, les enseignants communautaires menacent de ne pas reprendre les cours. La rentrée scolaire étant prévue au cours de la première semaine d’octobre, leur mouvement pourrait perturber la reprise des activités dans les établissements du Congo-Brazzaville et placer le gouvernement face à une nouvelle revendication du secteur éducatif.
Gloire MALUMBA

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