Dans un communiqué publié ce même jour, le département d’État américain a qualifié d’« inacceptable » la persistance des violences.
« Nous exhortons toutes les parties à respecter le cessez-le-feu prévu dans la Déclaration de principes signée à Doha entre la RDC et le M23. (…) Nous continuerons à promouvoir la reddition de comptes afin que ceux qui sapent la paix, la stabilité ou la sécurité aient à en répondre », a déclaré le Bureau des affaires africaines.
Cette initiative intervient alors que les ONG de défense des droits humains multiplient les alertes sur l’ampleur des exactions. Amnesty International a dénoncé les crimes commis aussi bien par l’AFC/M23 que par certains groupes armés pro-gouvernementaux dits wazalendo dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’organisation fait état d’exécutions sommaires, de viols collectifs, d’enlèvements de patients ainsi que d’attaques ciblées contre des structures hospitalières. Elle appelle le Rwanda à « assumer ses responsabilités » et exhorte le président Félix Tshisekedi à poursuivre les combattants wazalendo impliqués dans des crimes.
Human Rights Watch (HRW) a, de son côté, révélé que l’AFC/M23 aurait massacré plus de 140 civils en juillet, près du parc des Virunga, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), la majorité des victimes étant des agriculteurs hutus.
Ces nouvelles violences surviennent moins de deux mois après la signature à Washington, le 27 juin dernier, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda sous médiation américaine. Un accord censé consolider les engagements pris à Doha, mais qui semble déjà fragilisé par la recrudescence des affrontements et les atteintes massives aux droits humains.
Gloire MALUMBA.K

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