Dans un communiqué rendu public, le PPRD affirme que cet enlèvement survient au lendemain d’autres faits similaires, qualifiés eux aussi d’« actes de terreur », survenus au domicile de l’ancien président de la République et président national du parti, Joseph Kabila. Le parti dénonce un « acharnement » contre ses dirigeants et exige la libération immédiate de M. Shadary, ainsi que celle d’autres cadres du parti présumés dans des situations comparables.
« Finalement, qu’avons-nous fait pour qu’on s’en prenne au secrétaire permanent, qui incarne l’exécutif du parti ? Que cherche-t-on ? », s’interroge Ferdinand Kambere. Il précise qu’un proche collaborateur de M. Shadary, identifié comme Mwarabu, aurait été interpellé plus tôt dans la nuit, aux environs de 2 heures du matin. Il évoque également le cas d’un autre cadre, Parole Kamizelo, « enlevé selon les mêmes méthodes », dont le lieu de détention reste inconnu.
Pour le secrétaire permanent adjoint, ces interpellations vont à l’encontre des attentes de l’opposition, qui espérait de la part des autorités « un climat d’apaisement et de sérénité », favorable à une lecture partagée de la crise politique et sécuritaire que traverse actuellement le pays.
Par ailleurs, les activités du PPRD demeurent suspendues sur l’ensemble du territoire national. Cette suspension fait suite à une notification du tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe, adressée le lundi 27 octobre au secrétaire permanent du parti, rappelant l’arrêté du 18 octobre pris par le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, ordonnant la suspension des activités du PPRD en République démocratique du Congo.
Rédaction

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