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SÉCURITÉ

Attaques des ADF : une centaine d’écoles fermées dans la sous-division de Njiapanda

Dans la sous-division scolaire de Njiapanda, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu, à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC, près d’une centaine d’écoles primaires et secondaires restent fermées depuis trois mois. En cause : l’insécurité persistante liée aux attaques répétées des rebelles des ADF contre les populations civiles, qui plonge le secteur éducatif dans une crise profonde.

Photo d'illustration, d'un établissement scolaire.
Photo d'illustration, d'un établissement scolaire.

Kambale Kaghoma Burunda, sous-PROVED a.i. de la sous-division de Njiapanda, indique que seules quelques écoles situées dans l’agglomération continuent de fonctionner, et ce dans des conditions extrêmement difficiles. Dans plusieurs localités périphériques, notamment à Manguredjipa et dans d’autres zones du secteur des Bapere, toute activité scolaire est à l’arrêt.

Les tentatives de reprise des cours engagées récemment par les autorités n’ont pas abouti. De nombreux parents refusent d’envoyer leurs enfants à l’école, par crainte de nouvelles attaques. Des enseignants et chefs d’établissement se rendent néanmoins dans certains établissements, dans l’espoir d’une amélioration de la situation sécuritaire.

La sous-division de Njiapanda figure parmi les entités scolaires les plus touchées par l’activisme des ADF dans la région. Lors de l’attaque du 9 septembre 2025 contre le village de Ntoyo, plus de 70 civils avaient été tués, dont au moins quatre enseignants. Ce drame avait entraîné une suspension prolongée des cours dans cette zone située à environ cinq kilomètres de Manguredjipa, accélérant le déplacement des enseignants, élèves et parents vers des zones jugées plus sûres.

Cette paralysie durable du système éducatif compromet gravement l’avenir de milliers d’enfants. Dans certaines zones du territoire de Lubero, plus de 60 % des écoles ont déjà été contraintes de fermer à cause de l’insécurité, privant de nombreux élèves de leur droit à l’éducation.

Face à cette situation, les acteurs éducatifs et la société civile appellent les autorités politico-administratives et sécuritaires à redoubler d’efforts pour rétablir la paix, condition indispensable à la reprise normale des activités scolaires.


Grâce MAUA

LA REDACTION

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