Selon le coordinateur local de la NSCC, aucune intervention concrète de l’État n’a été engagée pour sécuriser la zone ni poursuivre les assaillants. Si certaines familles ont pu récupérer les dépouilles de leurs proches, plusieurs corps resteraient encore abandonnés sur le sol, exposés à une décomposition avancée et aux animaux errants.
« La Constitution et les lois de notre pays affirment que la personne humaine a droit à la dignité et que les morts doivent être respectés. Malheureusement, dans la pratique, cela n’est pas respecté », déplore-t-il.
Face à l’urgence, la Croix-Rouge a été alertée mercredi soir et prévoit de déployer des équipes sur le site. Celles-ci devraient être accompagnées par les écogardes de la Réserve de faune à okapi (RFO), afin de sécuriser le périmètre et permettre une prise en charge digne des victimes.
Les acteurs de la société civile rappellent que la protection des populations civiles ainsi que le respect des droits humains y compris ceux des défunts relèvent des obligations constitutionnelles de l’État.
Enfin, cette situation met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité persistante des habitants face aux attaques répétées des groupes armés dans l’Est du pays.
Rédaction

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