Le Grand Bandundu est une nouvelle fois endeuillé. Un bilan provisoire fait état d’au moins trente personnes ayant perdu la vie dans le naufrage d’une baleinière survenu dans la nuit samedi et dimanche 14 décembre, sur la rivière Kwango, à hauteur du village Bolo, dans le territoire de Bagata. Selon des sources locales, plusieurs passagers sont toujours portés disparus.
Intervenant ce lundi 15 décembre sur les ondes de Radio Okapi, le député national Gary Sakata a indiqué que la majorité des victimes étaient des enseignants qui se rendaient à Bandundu pour percevoir leurs salaires. À ce stade, a-t-il précisé, les causes exactes de l’accident n’ont pas encore été formellement établies.
D’après les premières informations recueillies, l’embarcation transportait plus d’une centaine de passagers ainsi qu’environ 700 sacs de maïs et de manioc. Les voyageurs provenaient notamment des villages de Kingukukapayi, Kusu et Fambondo, tous situés dans le territoire de Bagata. La baleinière aurait heurté un obstacle en pleine navigation, provoquant son chavirement. L’ensemble des bagages a été englouti avec l’embarcation.
Toujours selon le député Gary Sakata, certains passagers se rendaient également à Bandundu pour préparer les festivités de fin d’année. Les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants et de repêcher les corps des victimes.
Ce nouveau drame s’inscrit dans une série de naufrages de plus en plus fréquents dans l’espace Grand Bandundu. Le lundi 16 septembre 2025, un accident similaire sur la rivière Kwango avait vu son bilan révisé à la hausse, passant de trois à six morts, avec une quarantaine de disparus. La baleinière concernée avait été entièrement engloutie, et les recherches s’étaient poursuivies plusieurs jours après le drame.
Selon les témoignages de rescapés, plus de 150 passagers se trouvaient à bord de cette embarcation, partie de la localité de Tembo, dans le territoire de Kasongo-Lunda, à destination de Kinshasa via le pont Kwango. Quelques semaines plus tôt, au mois d’août, une autre baleinière avait chaviré sur la rivière Lukeni, près du village Madjoko, dans la province du Maï-Ndombe, causant la mort de plus de cent personnes.
Déjà en septembre 2024, un naufrage sur la rivière Kwango avait fait au moins douze morts, six blessés, une quarantaine de disparus et soixante-dix-neuf rescapés. Ces accidents récurrents mettent une nouvelle fois en lumière les graves problèmes de surcharge, de sécurité et de contrôle du transport fluvial en République démocratique du Congo.
MKG

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