En réaction à ces événements tragiques, des jeunes en colère ont incendié plus de trente-huit maisons appartenant à des policiers dans l’un des quartiers de la cité. Privés de leurs habitations, les agents sinistrés ont trouvé refuge dans un bâtiment précédemment mis à la disposition de l’administration territoriale par une organisation non gouvernementale, selon des sources locales.
Face à cette situation jugée préoccupante, une réunion d’urgence a été convoquée le samedi 3 janvier. À l’issue de cette rencontre, l’administrateur du territoire d’Ango, Alfred Kipa, a annoncé une série de mesures visant à prévenir la répétition de tels incidents et à rétablir durablement l’ordre public. Il a notamment assuré qu’un espace serait mis à la disposition des policiers afin de faciliter la reconstruction de nouvelles habitations.
En marge de cette réunion, l’autorité territoriale a indiqué que le calme semblait être revenu dans la cité après les funérailles des deux victimes, organisées dans la dignité. Un appui financier a également été accordé aux familles endeuillées, à la suite d’un plaidoyer mené auprès du gouverneur de la province du Bas-Uele.
Cependant, a déploré Alfred Kipa, des groupes de jeunes désœuvrés auraient profité de la situation pour s’attaquer systématiquement aux habitations des policiers, y compris celles appartenant au chef de groupement.
« Cinq maisons du chef de groupement ont été incendiées, ainsi que plusieurs autres logements de policiers absents. Nous avons décidé de renforcer les patrouilles afin de mettre un terme à cette barbarie perpétrée par quelques groupes de jeunes désœuvrés », a-t-il déclaré.
Gloire MALUMBA.K

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