Dans plusieurs quartiers, l’activité tourne désormais au ralenti. À la tombée de la nuit, les rues apparaissent anormalement calmes. De nombreux jeunes entrepreneurs disent leur inquiétude face à une situation qui fragilise davantage leurs moyens de subsistance.
Les conséquences sont particulièrement visibles dans les services du quotidien : secrétariats publics, points de recharge de téléphones, petites alimentations et autres commerces de proximité sont presque tous à l’arrêt. Pour maintenir un minimum d’activité, certains opérateurs se tournent vers des solutions alternatives, notamment l’énergie solaire ou les groupes électrogènes.
Mais ces options restent limitées et difficilement accessibles pour une large partie de la population. Les groupes électrogènes, souvent utilisés en dépannage, deviennent peu viables en raison de la hausse du prix du carburant, dont le litre avoisine désormais les 7 000 francs congolais.
« Depuis cette coupure du courant, j’ai dû recourir à un ancien groupe électrogène. Cela me coûte énormément, surtout avec la hausse du carburant. Pour survivre, je facture désormais la recharge d’un téléphone à 1 000 francs congolais », témoigne un tenancier de cabine téléphonique.
Face à cette situation, les habitants appellent à une intervention urgente pour rétablir la fourniture électrique, en attendant la résolution de la panne technique signalée au niveau de l’ENK, l’entreprise chargée de la distribution de l’électricité dans la ville.
Dans une ville déjà confrontée à de multiples défis sécuritaires et économiques, les populations espèrent un retour rapide du courant, condition essentielle à la relance des activités et à l’amélioration des conditions de vie.
Rédaction

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