Selon un bilan provisoire communiqué par la société civile locale, 77 maisons ont été incendiées, dont de nombreuses servaient de commerces. « Cela a entraîné une paralysie quasi totale de l’économie locale », explique Kinos Katuo, président de la société civile de Mamove. Il précise également que 17 motos ont été entièrement calcinées, alors qu’elles constituent le principal moyen de transport et de subsistance pour de nombreux habitants.
L’attaque, marquée par des tirs nourris au cœur de l’agglomération, a semé la panique. Plusieurs civils ont été tués, d’autres blessés, et des personnes restent portées disparues. Craignant pour leur sécurité, de nombreuses familles ont fui leurs habitations, abandonnant des biens réduits en cendres et laissant derrière elles une population profondément traumatisée.
Face à cette situation sécuritaire jugée alarmante, Pierre Kambale Vyakuno, président de la société civile du Congo pour le territoire de Beni, appelle à une implication accrue des autorités militaires afin de mettre un terme à l’insécurité persistante. Il assure que la population reste disposée à collaborer avec les forces loyalistes pour favoriser un retour durable de la paix.
De son côté, la société civile du Congo, section de Beni, se dit préoccupée par la recrudescence des violences armées dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Réagissant dimanche après l’attaque, Junior Mumbere, cadre de cette structure citoyenne, exhorte le gouvernement congolais à envisager le recyclage et le renforcement des capacités des forces loyalistes, une mesure qu’il juge indispensable pour faire face aux menaces persistantes.
Cette nouvelle attaque illustre une fois de plus la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans le territoire de Beni, où les civils continuent de payer le plus lourd tribut. Les appels répétés de la société civile soulignent l’urgence d’une stratégie militaire plus adaptée et d’un engagement ferme de l’État pour assurer la protection des populations.
Grâce MAUA

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