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SÉCURITÉ

Beni : une trentaine de civils tués dans une attaque attribuée aux ADF à Cantine

Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a endeuillé l’agglomération de Cantine, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre 2026, plus de 30 civils ont été tués, selon un bilan provisoire. Plusieurs infrastructures, notamment des pharmacies et des postes de santé, ont également été incendiées, tandis que des médicaments ont été emportés par les assaillants.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

L’incursion a débuté aux environs de 23 heures et a touché plusieurs quartiers, dont Lubumbashi, Kananga et Yambi-Yaya. Selon les premières informations, les victimes ont été tuées par balles ou à l’arme blanche. D’autres ont péri dans l’incendie de leurs habitations. Plusieurs maisons, boutiques et magasins ont été détruits. Des motos ainsi qu’un véhicule ont également été incendiés.

Au-delà des pertes humaines et des dégâts matériels, cette attaque soulève de nouvelles inquiétudes sur le plan sanitaire, dans une zone déjà confrontée à l’épidémie de maladie à virus Ebola. Plusieurs patients ont en effet fui les structures de santé pendant l'incursion, parmi lesquels figurent des personnes identifiées comme contacts à haut risque du virus.

Le Dr Kakule Vulembera Christian, médecin au centre hospitalier Kelekele, appelle ces patients à regagner rapidement les structures sanitaires afin de bénéficier d'un suivi médical et de limiter les risques de propagation de la maladie. S’exprimant au micro du journaliste Trésor Kapepela, il a particulièrement insisté sur le cas de l’épouse d’un patient décédé d’Ebola, qu’il invite à se présenter auprès des services de santé pour une prise en charge appropriée.

Cette situation complique davantage le travail des équipes sanitaires, alors que l’insécurité perturbe déjà le fonctionnement des structures de soins et le suivi des personnes exposées au virus.

Sur le plan sécuritaire, la société civile locale dénonce cette nouvelle incursion meurtrière et interpelle les services compétents. Son premier vice-président, Shadadi Arajabu John Bwanakawa, réclame des mesures urgentes pour mettre fin aux attaques armées et garantir la protection des populations civiles.

À Cantine, cette nouvelle attaque ravive les inquiétudes des habitants, confrontés à la fois à la menace des groupes armés et aux difficultés d'accès aux soins. Les populations attendent désormais des mesures concrètes pour retrouver la sécurité et permettre la reprise normale des activités.



Maua Grâce

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