Selon des informations relayées par Radio Okapi, les produits d’hygiène de base restent quasiment inexistants dans ces camps. Les déplacés ne disposent ni de masques, ni de désinfectants, ni même de dispositifs adaptés pour se laver correctement les mains.
Dans ce contexte, les habitants tentent de s’adapter avec les moyens du bord. Certains utilisent des morceaux de tissu ou des pagnes souvent mal entretenus. D’autres, confrontés à la pénurie d’eau potable et de savon, recourent à la cendre pour assurer l’hygiène des mains.
« Nous n’avons pas de cache-nez, ni de désinfectants. Nous utilisons des cendres pour nous protéger contre ce virus », alerte Étienne Ngutsi, président du site de Kigonze, qui appelle les autorités et les organisations humanitaires à une intervention urgente.
Au-delà du manque d’équipements, les responsables des sites s’inquiètent également de certaines pratiques jugées à risque, notamment la manipulation des corps de personnes décédées sans précautions sanitaires appropriées.
Deux cas récents illustrent ces dangers : le rapatriement du corps d’un jeune homme depuis la localité d’Iga Barrière vers le site de Kigonze, et le décès d’un homme de 39 ans survenu directement sur le site de l’ISP dans la nuit de dimanche à lundi.
Face à cette situation, les leaders communautaires insistent sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation. Selon Gérard Maki, vice-président du site de l’ISP, le manque d’information sur les mesures barrières accentue la vulnérabilité des déplacés.
Il convient de rappeler que, dans une province de l’Ituri qui accueille plus d’un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, la situation demeure particulièrement préoccupante. Cette population déjà fragilisée se retrouve en première ligne face à une épidémie qui a déjà causé au moins 118 décès.
MKG

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!