Selon les rappels historiques évoqués, ces massacres seraient intervenus dans le contexte des affrontements d’avril 1998, après une attaque de miliciens Maï-Maï contre une position des Forces armées congolaises (FAC). En réaction, des opérations militaires de ratissage auraient été menées dans les quartiers nord de la ville, les populations civiles étant alors accusées de complicité avec les assaillants.
Dans ce contexte, plusieurs civils auraient été tués, tandis que d’autres auraient été enterrés vivants dans des fosses communes, notamment à Kikyo et Kitatumba, d’après les témoignages recueillis auprès de survivants.
Ces événements figurent parmi les graves violations documentées dans le rapport du Projet Mapping des Nations unies, qui couvre la période 1993-2003 en République démocratique du Congo. Le document fait état de centaines de victimes civiles à Kikyo et souligne la nécessité de mécanismes judiciaires pour lutter contre l’impunité.
Malgré ces recommandations internationales, les survivants et les familles des victimes affirment que les auteurs présumés de ces crimes n’ont jamais été poursuivis, nourrissant un profond sentiment d’abandon et d’injustice.
Vingt-huit ans après les faits, les organisations de victimes continuent de réclamer vérité, justice et réparations. Les commémorations annuelles, relayées notamment par des médias comme ZionNews TV, sont devenues à la fois un moment de mémoire collective et un appel renouvelé aux autorités congolaises ainsi qu’à la communauté internationale pour que les massacres de Kikyo ne sombrent pas dans l’oubli ni dans l’impunité.
Maua GRÂCE

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