PRESSE ACTU est votre média de référence pour les actualités congolaises et internationales. Politique, économie, culture, sport et bien plus.

SOCIÉTÉ

Butembo : 28 ans après, les massacres de Kikyo restent une plaie ouverte

La ville de Butembo a commémoré, mardi 14 avril 2026, le 28ᵉ anniversaire des massacres de Kikyo survenus en 1998. À cette occasion, les familles des victimes ont organisé une messe à la paroisse de Lyambo, suivie d’une caravane motorisée et d’un dépôt de gerbes de fleurs dans les fosses communes de Kitatumba et de Kikyo. Ces activités visaient à honorer la mémoire de plus de 300 civils tués lors de ces violences qui ont profondément marqué l’histoire récente de la région.

Photo d'illustration..
Photo d'illustration..

Selon les rappels historiques évoqués, ces massacres seraient intervenus dans le contexte des affrontements d’avril 1998, après une attaque de miliciens Maï-Maï contre une position des Forces armées congolaises (FAC). En réaction, des opérations militaires de ratissage auraient été menées dans les quartiers nord de la ville, les populations civiles étant alors accusées de complicité avec les assaillants.

Dans ce contexte, plusieurs civils auraient été tués, tandis que d’autres auraient été enterrés vivants dans des fosses communes, notamment à Kikyo et Kitatumba, d’après les témoignages recueillis auprès de survivants.

Ces événements figurent parmi les graves violations documentées dans le rapport du Projet Mapping des Nations unies, qui couvre la période 1993-2003 en République démocratique du Congo. Le document fait état de centaines de victimes civiles à Kikyo et souligne la nécessité de mécanismes judiciaires pour lutter contre l’impunité.

Malgré ces recommandations internationales, les survivants et les familles des victimes affirment que les auteurs présumés de ces crimes n’ont jamais été poursuivis, nourrissant un profond sentiment d’abandon et d’injustice.

Vingt-huit ans après les faits, les organisations de victimes continuent de réclamer vérité, justice et réparations. Les commémorations annuelles, relayées notamment par des médias comme ZionNews TV, sont devenues à la fois un moment de mémoire collective et un appel renouvelé aux autorités congolaises ainsi qu’à la communauté internationale pour que les massacres de Kikyo ne sombrent pas dans l’oubli ni dans l’impunité.


Maua GRÂCE

LA REDACTION

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *

Articles similaires