Lors de la cérémonie, l’autorité urbaine a exhorté les bénéficiaires à adopter une conduite exemplaire après leur remise en liberté. « La prison n’est pas un endroit idéal. Si certains pensent y trouver de bonnes conditions, ils risquent d’y retourner en cas de nouveaux actes répréhensibles », a-t-il averti, invitant les anciens détenus à saisir cette opportunité pour se réinsérer dans la société.
Le maire a précisé que les militaires concernés regagneront leurs unités respectives, tout en rappelant qu’ils s’exposent à de nouvelles poursuites en cas de récidive.
De son côté, l’auditeur militaire de garnison de Butembo, le capitaine-magistrat Hubert Kabandano, a indiqué que cette libération s’inscrit dans le cadre d’un arrêté du ministre de la Défense et des Anciens combattants, applicable à plusieurs établissements pénitentiaires du pays. À Butembo, 17 détenus sont concernés, dont deux femmes et quatre militaires. Certains avaient déjà purgé leur peine, tandis que d’autres ont bénéficié d’une libération conditionnelle. Les infractions reprochées incluent la dissipation de munitions pour les militaires et des vols qualifiés pour les civils.
Présent lors de l’événement, Me Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du Réseau pour les droits de l’homme (REDHO), a salué cette initiative tout en estimant que le nombre de bénéficiaires reste insuffisant au regard de la surpopulation carcérale. Il a plaidé pour l’élargissement de cette mesure afin de mieux désengorger la prison.
La prison urbaine de Kakwangura héberge actuellement 1 363 détenus, dont 28 femmes, pour une capacité d’accueil estimée à seulement 250 places, illustrant l’ampleur du défi lié à la surpopulation dans cet établissement pénitentiaire.
Maua Grâce

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