D’après Masika Kahindo Marie-Jeanne, secrétaire exécutive de cette organisation locale, la majorité des déplacés sont des femmes et des enfants, illustrant la forte vulnérabilité des populations civiles face aux violences armées. Elle précise toutefois qu’une partie des ménages déplacés est retournée volontairement dans leurs zones d’origine au cours de l’année écoulée.
Les statistiques détaillées dressent un tableau alarmant de la crise humanitaire : 12 210 femmes, 9 523 hommes, 22 599 filles et 22 173 garçons ont été enregistrés parmi les déplacés. Ces populations proviennent principalement des territoires de Lubero, Rutshuru, Manguredjipa et Muhangi, ainsi que de plusieurs villages environnants régulièrement ciblés par les attaques des rebelles ADF et les offensives du M23.
Face à l’ampleur de cette situation, l’ONG ISPRON lance un appel pressant aux autorités congolaises et aux partenaires humanitaires afin de renforcer l’assistance et la protection des personnes déplacées.
Elle a enfin, plaidé pour une réponse rapide, coordonnée et durable, susceptible de soulager les souffrances des communautés affectées par cette crise sécuritaire persistante.
Rédaction

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