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Butembo : quatre ans après les manifestations anti-MONUSCO, les familles des victimes réclament toujours justice

Quatre ans après les manifestations anti-MONUSCO qui avaient endeuillé Butembo, dans la province du Nord-Kivu, les familles des victimes continuent d'exiger que justice soit rendue. À l'occasion de ce quatrième anniversaire, célébré ce  lundi 27 juillet 2026, elles ont organisé une journée de recueillement marquée par une messe, une marche pacifique et un dépôt de gerbes de fleurs, tout en réaffirmant leur détermination à obtenir vérité, réparation et reconnaissance.

Les groupes de pression en pleine marche, lundi 27 juillet 2026, à Butembo.
Les groupes de pression en pleine marche, lundi 27 juillet 2026, à Butembo.

Cette commémoration, soutenue par plusieurs groupes de pression, a entraîné une paralysie des activités socio-économiques dans le centre-ville de Butembo, où de nombreux commerces et entreprises sont restés fermés.

En juillet 2022, les manifestations réclamant le départ de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) avaient dégénéré en violents affrontements et en actes de vandalisme visant certaines installations de la mission onusienne. Le bilan officiel faisait état de quatorze morts à Butembo, dont onze civils et trois Casques bleus de la MONUSCO.

À la cathédrale Mater Ecclesiae de Butembo-Beni, une messe de requiem a été célébrée en mémoire des victimes. Les participants ont ensuite parcouru le boulevard Joseph-Kabila avant de se rendre au cimetière de Kitatumba, où ils ont déposé des gerbes de fleurs sur les tombes des disparus.

Le porte-parole de l'Union des victimes des manifestations anti-MONUSCO, Kasereka Malulule Jérôme, a indiqué que les démarches judiciaires se poursuivaient. Selon lui, le dossier est déjà enregistré sous le numéro RC 6068, et les familles restent mobilisées pour obtenir que les responsabilités soient établies devant la justice.

Au-delà de cette procédure, les proches des victimes dénoncent également l'absence de prise en charge des dépenses engagées lors des obsèques, notamment l'achat des cercueils et des vêtements funéraires. D'après Kasereka Malulule Jérôme, ces frais impayés dépassent 10 000 dollars américains. Les familles appellent les autorités compétentes à assumer leurs responsabilités et à garantir une réparation des préjudices subis.



Maua Grâce

LA REDACTION

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