Touchée par balle, la victime, domiciliée à Kikungu, dans le quartier Matanda, commune de Mususa, a été rapidement évacuée vers l’hôpital de Matanda. Elle y recevait toujours des soins au moment de la déclaration de Maître Katembo Mirembe, coordonnateur urbain de la Nouvelle Société civile congolaise.
« La victime a été vite dépêchée à l’hôpital de Matanda pour des soins, où elle continue à être prise en charge par le personnel soignant. Jusqu’à ce moment, elle est encore en vie », a déclaré le responsable de cette organisation citoyenne.
L’incident ravive les inquiétudes de la société civile sur la circulation et l’usage des armes dans les zones urbaines. Maître Katembo Mirembe a condamné ce qu’il considère comme un comportement contraire à la discipline militaire et appelé les juridictions militaires à ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs présumés et, le cas échéant, de les sanctionner conformément à la loi.
La Nouvelle Société civile congolaise demande également aux responsables des groupes Wazalendo présents à Butembo et dans ses environs de renforcer la discipline au sein de leurs troupes, afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans la région. Butembo et ses environs comptent plusieurs positions occupées par des éléments se réclamant des Wazalendo, des groupes de défense locale qui combattent aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans les zones affectées par le conflit.
La ville se trouve par ailleurs à plusieurs dizaines de kilomètres des lignes de front où sont signalées des positions du M23. Pour les acteurs locaux de la société civile, la priorité reste dès lors de préserver les populations civiles et d’éviter tout comportement susceptible d’alimenter les tensions dans une zone déjà fragilisée par l’insécurité.
Maua Grâce

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