L’Union sacrée de la nation (USN), plateforme politique au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), a exigé le respect de l’accord de Washington ainsi que l’application intégrale de la résolution 2773 des Nations unies condamnant l’agression rwandaise. Cette revendication a été exprimée lors d’une marche organisée ce vendredi 19 décembre à Kinshasa.
Selon le secrétaire permanent de l’USN, André Mbata, cette mobilisation visait à témoigner du soutien de la population congolaise au président de la République, Félix Tshisekedi, tout en interpellant la communauté internationale sur la persistance de l’insécurité dans l’est du pays. « Le Congo n’est pas à vendre. Ce n’est pas encore fini. Nous attendons l’application totale de la résolution 2773 et de l’accord de Washington. Que Kagame quitte notre pays et que tous les Congolais, de l’intérieur comme de l’extérieur, cessent toute complicité avec les ennemis de la nation », a déclaré André Mbata devant les manifestants.
Le secrétaire permanent de l’USN a également affirmé que la RDC subirait, depuis près de trente ans, une domination rwandaise. Il a estimé que le président Félix Tshisekedi aurait mis fin aux manœuvres du président rwandais Paul Kagame, réaffirmant le caractère indivisible du territoire national. « Il n’y a pas de Congo de l’Est », a-t-il martelé.
Dans le même élan, André Mbata a exprimé la solidarité de l’Union sacrée envers les populations de l’est du pays, les Forces armées de la RDC (FARDC) ainsi que les combattants Wazalendo.
« Nous sommes avec eux, nous les soutenons et nous ne les abandonnerons jamais. Nous allons gagner cette guerre », a-t-il assuré. Il a, par ailleurs, salué l’implication des États-Unis, du président Donald Trump, du gouvernement américain, des nonciatures apostoliques ainsi que de l’ensemble des acteurs ayant contribué à l’adoption de la résolution 2773.
De son côté, Ngandu Kabeya, inspecteur provincial du Rassemblement des démocrates tshisekedistes (RDT) et membre de la majorité extraparlementaire de l’Union sacrée, a dénoncé ce qu’il qualifie de « complicité régionale ». Il a accusé le Rwanda et les rebelles du M23 de massacres contre les populations civiles et d’occupation illégale de territoires congolais, notamment à Goma et Bukavu.
« Ces actes violent les principes fondamentaux du droit international, en particulier celui de l’intangibilité des frontières. C’est pour cette raison que nous avons initié cette marche pacifique, afin d’exprimer notre soutien aux FARDC qui, malgré les violences, restent déterminées à défendre l’intégrité du territoire national », a-t-il expliqué.
La marche est partie de la Première rue Limete, au centre de Kinshasa. Les manifestants, majoritairement issus des partis membres de l’Union sacrée de la nation, ont emprunté le boulevard Triomphal avant de converger vers l’esplanade du Palais du peuple, au nord de la capitale. À l’issue du rassemblement, une délégation restreinte a déposé un mémorandum auprès de l’ambassade des États-Unis, ainsi qu’auprès des représentations diplomatiques de la Russie et de la Chine.
Rédaction

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