Parmi ces actes, on note la mise en place d'une administration parallèle, incluant des célébrations de mariages et la nomination d'animateurs dans des entités territoriales. Cela comprend également la création d'une CADEco parallèle et la nomination de ses animateurs, ainsi que le renforcement des troupes rwandaises sur les axes de Masisi et Walikale au Nord-Kivu, et à Bukavu, Nyangezi, dans les hauts plateaux de Fizi au Sud-Kivu.
Ce phénomène s'apparente à une épuration ethnique, avec l'installation de centaines de familles rwandaises dans des zones sous occupation, notamment dans les Chefferies des Bahunde et Bashali (Mubambiro, Sake, Kilolirwe, Mushaki, Rubaya, Burungu, Kitshanga, Busumba) en territoire de Masisi.
Ainsi que dans les chefferies de Bwisha et Bwito (Bwiza, Kahe, Bishusha, Bunagana, Jomba) en territoire de Rutshuru, et dans la chefferie de Bukumu (Kibumba, Buhumba, Munigi) en territoire de Nyiragongo. Ce plan criminel est accompagné d'une occupation illégale des terres des autochtones et de la spoliation des immeubles et patrimoines de l'État.
« Le Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières continue à documenter ces graves violations perpétrées par l'armée rwandaise et ses supplétifs M23-AFC afin que justice soit faite », indique le communiqué.
Selon le responsable de la sécurité nationale, ces faits, qui s'ajoutent à de nombreux autres, constituent une violation flagrante des instruments internationaux tels que la Charte des Nations Unies, l'Acte Constitutif de l'Union Africaine et la Résolution 2773/2025 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Gloire MALUMBA.K

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