Pour l’instant, la RDC exige un cessez-le-feu inconditionnel, le retrait de l’armée rwandaise et ses assujettis du M23-AFC, la réouverture des aéroports de Goma et Kavumu ainsi que l’ouverture d’un couloir humanitaire pour venir urgemment au secours des populations vivant sous le joug de la barbarie rwandaise.
S’agissant de ce énième appel du médiateur angolais, la RDC a toujours répondu positivement à toutes les initiatives par des médiations régionales ou sous-régionales.
Ce qui explique que le pays a été présent le 15 mars à une réunion consultative sur la crise sécuritaire dans l’Est tenue à Nairobi par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la Communauté d’Afrique de l'Est (EAC).
Auparavant, le mardi 11 mars, le Président Tshisekedi s’était entretenu avec son homologue Lourenço « sur des consultations de haut niveau » sur la crise sécuritaire de l’Est.
A l’issue de leurs échanges à huis clos, selon la présidence angolaise, il a été annoncé qu’à l’ initiative de Luanda, des contacts sont projetés entre Kinshasa et le M23.
Réagissant à cette annonce, Tina Salama, porte-parole du président congolais a fait savoir : « Nous prenons acte et attendons de voir la mise en œuvre de cette démarche ».
« Nous rappelons qu’il existe un cadre préétabli qui est le processus de Nairobi et nous réaffirmons notre attachement à la Résolution 2773 (de l’ONU) », a-t-elle insisté.
En revanche, dans le cadre de ces pourparlers, trois facilitateurs ont été désignés à savoir l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, Uhuru Kenyata, ancien président du Kenya et l’ancien Premier ministre éthiopien, Desalegn Hailemariam.
Gloire MALUMBA.K

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