Selon ces acteurs, une telle fusion permettrait de maximiser l’impact des efforts de pacification dans cette région en proie à l’instabilité. Ils réclament ainsi la tenue d’un dialogue national inclusif, placé sous la facilitation conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Dans leur déclaration, les signataires soulignent l’importance d’impliquer toutes les parties prenantes dans les discussions de paix, y compris les acteurs politiques non armés et les représentants de la société civile.
« Il est certes essentiel que les acteurs directs du conflit — le Rwanda, la RDC, l’AFC, le M23 et les groupes armés — soient mobilisés. Mais il est tout aussi crucial de donner une voix aux 95 % de la population, qui demeure victime et aspire à une paix durable. Ignorer ces voix reviendrait à compromettre sérieusement les objectifs poursuivis. Par conséquent, nous exigeons un dialogue national inclusif sous la facilitation de la CENCO et de l’ECC, dont la crédibilité et l’expertise sont largement reconnues », a déclaré Jean-Bosco Lalo, président du Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo et l’un des signataires de la déclaration.
Les signataires dénoncent également l’exclusion de certains acteurs, notamment issus de l’opposition politique non armée et de la société civile, des processus de paix en cours.
« Nous condamnons fermement les initiatives de paix qui marginalisent certains Congolais, en particulier l’opposition politique non armée et la société civile. Comme le dit un proverbe bien connu : Ce que vous faites pour moi, sans moi, vous le faites contre moi », a-t-il conclu.
Dieudonné TSHITE KILENGA

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