Dans un communiqué signé par leur porte-parole, le général-major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, l’armée accuse les insurgés de violer « de manière flagrante et intentionnelle » l’accord de paix conclu à Washington ainsi que la déclaration de principes adoptée à Doha. Selon Kinshasa, ces offensives visent à saboter les efforts diplomatiques engagés pour mettre fin au conflit dans l’Est.
Les FARDC font état, notamment, de l’attaque, le 11 août, de leur base navale de Musenda, sur les rives du lac Édouard, en territoire de Lubero (Nord-Kivu). Au Sud-Kivu, plusieurs positions loyalistes ont également été prises pour cibles entre le 12 et le 18 août, dans les territoires de Walungu et de Mwenga, notamment à Mulamba, Lwindi, Muhuzi, Gahuruza, Nzibira Centre, Kankinda et Nyamarhege.
Le gouvernement congolais prend à témoin les médiateurs américain et qatari, garants des discussions de paix. « Ces attaques compromettent non seulement les pourparlers, mais provoquent aussi des tueries et des déplacements massifs de civils », souligne le communiqué.
Face à cette escalade, l’armée affirme qu’elle se réserve désormais le droit de prendre « toutes les mesures qui s’imposent » pour répondre aux offensives rebelles et assurer la protection de la population.
Gloire MALUMBA.K

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