La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans l’est de la République démocratique du Congo, où de violents affrontements opposent les Forces armées congolaises (FARDC) aux combattants de l’Alliance des forces du changement (AFC-M23). Chaque camp s’accuse mutuellement de violer le cessez-le-feu, a appris Presse Actu ce mercredi 22 octobre.
Le mouvement rebelle dénonce ce qu’il qualifie de bombardements « délibérés » et « aveugles » menés par l’armée congolaise. Selon lui, ces attaques auraient été conduites à l’aide de drones de combat dans les localités de Nyarushyamba (territoire de Masisi) et de Kashebere (territoire de Walikale), ainsi que dans leurs environs.
Pour l’heure, les FARDC n’ont pas réagi officiellement à ces accusations. Dans un communiqué daté du 20 septembre, signé par le major Nestor Mavudisa Kamba Mayoyo, porte-parole de la 3ᵉ zone de défense, l’état-major a néanmoins dénoncé une série d’attaques menées entre le 17 et le 19 septembre par la coalition RDF/AFC/M23 contre ses positions dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’armée évoque plusieurs offensives ayant visé notamment Chanzikiro et Nkambi, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), ainsi que Sisa, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu). D’autres assauts ont été signalés à Ndete et Kazinga, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), ainsi qu’à Chambombo et Katale, en chefferie Bahavu (Sud-Kivu).
Tout en précisant que cette liste n’est pas exhaustive, les FARDC accusent la coalition rebelle de violer à plusieurs reprises le cessez-le-feu issu des accords de Washington et de la déclaration de Doha. Elles préviennent que « toute nouvelle attaque ne sera plus tolérée » et promettent une riposte « vigoureuse et déterminée », tout en prenant à témoin les médiateurs américains et qataris.
Gloire MALUMBA.K

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