Poursuivant, le rapport précise également, qu’au cours de cette période, la SOCICO a documenté 25 incursions armées, 11 assassinats, 6 cas de pendaison, 7 maisons incendiées lors d’actes de justice populaire, ainsi que plusieurs écroulements de murs et accidents de circulation, plongeant de nombreuses familles dans le deuil.
Dans le détail, le mois de juillet 2025 a enregistré huit (8) décès, principalement liés aux incursions armées et aux découvertes de corps sans vie, la commune de Bulengera étant la plus touchée. En août, neuf (9) personnes ont perdu la vie dans des attaques armées, des catastrophes naturelles et des actes de justice populaire. Six maisons d’habitation ont été incendiées et quatre incursions armées ont été signalées à Bulengera et Mususa, avec emport de biens de valeur. La population de Bulengera est parvenue à maîtriser trois présumés bandits, remis par la suite aux services de sécurité.
Le mois de septembre a enregistré dix (10) décès, en plus d’une incursion armée supplémentaire. En octobre, douze (12) personnes ont trouvé la mort, dont six victimes d’un écroulement de mur, une jeune fille emportée par les eaux de la rivière Kimemi, une femme assassinée par des inconnus et quatre découvertes macabres.
En novembre 2025, dix (10) pertes en vies humaines ont été signalées, principalement dans la commune de Bulengera, où des hommes armés vêtus de tenues similaires à celles des FARDC ont abattu huit (8) civils et blessé une dizaine d’autres. Ce mois a également été marqué par le vol à main armée de cinq motos et deux découvertes macabres, dont celle d’un jeune garçon retrouvé mort en cellule Vichai, en commune Mususa.
Le mois de décembre s’est révélé le plus meurtrier, avec vingt-deux (22) décès documentés lors de multiples incursions d’hommes armés, souvent en uniforme militaire. Plusieurs attaques ont été signalées dans le quartier Biondi, notamment l’assassinat d’un habitant à son domicile et une fusillade dans une cafétéria à Vukula, ayant causé deux morts. Un jeune homme a également été grièvement blessé par balles à Rughenda, tandis qu’un accident de circulation survenu le 29 décembre, près du bureau administratif de l’ENK (Énergie du Nord-Kivu), a coûté la vie à deux femmes.
D’après ce rapport, la commune de Bulengera demeure la plus affectée, avec 38 pertes en vies humaines et près de 40 incursions armées recensées en l’espace de six mois. La SOCICO s’inquiète de la montée en flèche des tueries de civils, en dépit de l’augmentation des effectifs des services de sécurité.
Face à cette situation alarmante, Célestin Thasihalia appelle les autorités à renforcer les patrouilles diurnes et nocturnes, à ouvrir des enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs de ces crimes et à adopter de nouvelles stratégies sécuritaires en 2026. Il insiste également sur la nécessité de redynamiser les numéros verts, de renforcer la collaboration entre la population et les services de sécurité, ainsi que d’organiser des actions de prévention routière afin de réduire les accidents de circulation.
Enfin, la SOCICO, seule une réponse sécuritaire coordonnée et efficace permettra de mettre fin à l’hémorragie sécuritaire qui endeuille la ville de Butembo.
MAUA Grâce

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