Cette évolution contraste toutefois avec la position des élus de l’Ituri, qui restent pour l’heure en retrait des travaux parlementaires, dans l’attente de garanties sur l’inscription à l’ordre du jour d’un débat consacré à la dégradation de la situation sécuritaire dans leurs provinces.
Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a salué le retour des députés du Nord-Kivu, qu’il a interprété comme le résultat d’un dialogue institutionnel « constructif ». Il a annoncé la poursuite des consultations avec les élus de l’Ituri, avec pour objectif affiché de restaurer un climat de confiance et de garantir la continuité des travaux parlementaires.
Intervenant en plénière, il est revenu sur les tensions ayant précédé cette reprise, rappelant que la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu et en Ituri demeure « l’une des principales préoccupations » de l’institution et du pays tout entier.
La reprise partielle des activités parlementaires intervient après plusieurs jours de crispation. Les élus des deux provinces avaient suspendu leur participation pour protester contre le refus du bureau d’inscrire à l’agenda un débat sur la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est.
Appelant à la responsabilité collective, le président de la Chambre basse a exhorté les députés à privilégier le dialogue et la cohésion institutionnelle, estimant qu’aucun désaccord politique ne devrait fragiliser le fonctionnement de l’Assemblée.
De son côté, le bureau de l’institution assure poursuivre les échanges avec les différentes délégations concernées, tout en insistant sur la nécessité d’une réponse coordonnée face à une crise sécuritaire qu’il juge « nationale ».
MKG

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