Haricots, maïs, soja, sorgho, arachide et riz figurent parmi les principales cultures pratiquées par les cultivateurs locaux. Cependant, l’absence de semences certifiées et adaptées aux conditions agroclimatiques de la région constitue un obstacle majeur pour ces producteurs, dont l’agriculture demeure la principale, voire l’unique, source de revenus.
Faute d’alternatives, plusieurs agriculteurs se voient contraints d’utiliser des semences de qualité douteuse, souvent conservées d’une saison à l’autre ou achetées sur des marchés non contrôlés. Cette pratique expose les cultures à des maladies et à de faibles rendements, risquant d’aggraver davantage la précarité économique déjà perceptible dans cette zone rurale du territoire de Rutshuru.
Selon des sources locales, aucune intervention significative des services agronomiques de l’État ni des partenaires techniques n’a encore été enregistrée pour accompagner les agriculteurs en ce début de saison culturale.
Face à cette situation préoccupante, les habitants de Gisigari lancent un appel pressant aux organisations humanitaires et de développement actives dans le secteur agricole, notamment la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), Mercy Corps et Relief Action International (RAI), afin qu’elles apportent un appui urgent en semences de qualité ainsi qu’en encadrement technique.
Les agriculteurs espèrent qu’une intervention rapide permettra de sauver la saison agricole en cours et de renforcer la résilience des ménages face à l’insécurité alimentaire croissante dans le territoire de Rutshuru.
Grâce MAUA

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