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JUSTICE

Décès en cachot à Kolwezi : deux agents de la PNC écopent de peines de prison et d’une amende civile de 25 000 dollars

La Cour militaire de Kolwezi a condamné, le week-end dernier, deux agents de la Police nationale congolaise (PNC) pour le meurtre du docteur Emmanuel Dibu Nawej, décédé dans un cachot en novembre 2025. En plus des peines de prison prononcées, la juridiction a ordonné le versement à la partie civile d’une somme équivalente à 25 000 dollars américains en francs congolais, à titre de réparation des dommages subis.

Photo d'illustration
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D'après la radio Okapi, le verdict final a été rendu à l’issue de plusieurs audiences publiques tenues par la Cour militaire. Les deux policiers reconnus coupables ont été condamnés à des peines de servitude pénale principale : Benathar Christian Mwisange a écopé de 24 mois de prison, tandis que Virginie Mujinga Kadima a été condamnée à 12 mois.

En revanche, trois autres prévenus, dont deux policiers et un civil, ont été acquittés pour insuffisance de preuves. Ils faisaient partie d’un groupe de cinq personnes poursuivies pour atteinte aux droits et libertés des particuliers ainsi que pour des faits de torture.

Par ailleurs, la Cour a ordonné l’inhumation du corps du défunt, près de deux mois après son décès, ainsi que la levée de la mesure de conservation afin de permettre la remise de la dépouille aux ayants droit.

Pour rappel, le docteur Emmanuel Dibu Nawej est décédé dans la nuit du 9 au 10 novembre 2025 dans un cachot du centre de coordination des opérations de la police à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Il avait été interpellé à la suite d’un incident mineur de circulation, son véhicule ayant accidentellement frôlé celui d’un officier devant un supermarché.

Les circonstances de sa mort avaient rapidement suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique. Des témoins, ainsi que le coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Arthur Kabulo, avaient qualifié ce décès de suspect et réclamé l’ouverture d’une enquête approfondie.

Le 11 novembre, des dizaines de médecins étaient descendus dans les rues de Kolwezi pour dénoncer ce qu’ils considéraient comme un abus grave de pouvoir, exiger justice pour leur confrère et réclamer des sanctions exemplaires à l’encontre des auteurs de ce drame.


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