Selon le Conseil local de la jeunesse du groupement Mwenye, la détérioration de la situation sécuritaire depuis janvier 2026, marquée par des incursions récurrentes de présumés combattants ADF dans plusieurs localités de la sous-division de Njiapanda, a rendu impossible la poursuite des activités scolaires. Cette crise touche également les enseignants, les parents et l'ensemble de la communauté, tandis que les écoles, censées être des espaces d'apprentissage et de protection, demeurent fermées en raison de l'insécurité persistante.
« Après avoir perdu une année scolaire entière à cause de l'insécurité, les enfants du groupement Mwenye doivent retrouver le chemin de l'école dans un environnement sécurisé et propice à leur apprentissage », plaide Prince Kasyano, président du Conseil local de la jeunesse.
Il appelle le gouvernement, les autorités provinciales et les services compétents à rétablir durablement la sécurité, à favoriser le retour des autorités administratives et des services publics, ainsi qu'à mettre en place un programme de rattrapage scolaire en faveur des élèves affectés.
Le responsable de cette structure citoyenne exhorte également les partenaires techniques et financiers, les organisations humanitaires ainsi que les personnes de bonne volonté à soutenir les efforts de relance de l'éducation dans cette partie du territoire de Lubero. Il espère que l'année scolaire 2026-2027 pourra débuter conformément au calendrier national, afin d'éviter qu'une nouvelle génération d'enfants ne soit privée de son droit à l'instruction.
Maua Grâce

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