La clôture de cette rencontre a été marquée par la signature du rapport final par les représentants des deux États et du HCR. Cet engagement traduit la volonté commune des présidents Félix Tshisekedi et Faustin-Archange Touadéra de favoriser le retour des réfugiés centrafricains dans des conditions de sécurité, de dignité et de respect des droits humains.
La cérémonie a été coprésidée par le vice-Premier ministre congolais chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Shabani Lukoo, et son homologue centrafricain, Bienvenu Zokoué. Plusieurs personnalités ont également pris part à l’événement, notamment le représentant du HCR en RDC, Pierre Atchom, la ministre des Affaires sociales, Ève Bazaiba, ainsi que la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela.
Au terme des travaux ouverts le 9 juin, les participants ont adopté neuf recommandations majeures destinées à améliorer la gestion de la situation des réfugiés. Dans le communiqué final lu par le secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), Eric Mukandila, les deux gouvernements se sont engagés à garantir un rapatriement volontaire sécurisé, tout en renforçant les mécanismes d’identification, d’enregistrement et de mise à jour des bases de données des réfugiés.
Prenant la parole, Shabani Lukoo a rappelé qu’au 30 avril 2026, la RDC accueillait plus de 500 000 réfugiés de différentes nationalités. Il a appelé la communauté internationale à accroître son soutien aux opérations de rapatriement ainsi qu’aux programmes de relèvement communautaire dans les zones d’accueil.
De son côté, Bienvenu Zokoué a salué les efforts déployés par les autorités congolaises en faveur de la protection des réfugiés centrafricains. Il a souligné que la RDC demeure le deuxième pays d’accueil des ressortissants centrafricains, avec plus de 200 000 réfugiés recensés sur son territoire, soit près de 30 % de l’ensemble des Centrafricains vivant hors de leur pays.
Cette relance du processus de rapatriement intervient dans un contexte marqué par une amélioration progressive de la situation sécuritaire dans plusieurs régions de la République centrafricaine, condition jugée essentielle pour encourager le retour volontaire des réfugiés et assurer leur réintégration durable.
Gloire MALUMBA.K

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!