L’opération a été officiellement lancée depuis jeudi 4 juin dernier, par l’Inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, selon une dépêche de la cellule de communication de l’institution. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre des résolutions de la 87ᵉ réunion du Conseil des ministres et dans la volonté affichée du gouvernement de renforcer la transparence et l’efficacité dans la mobilisation des recettes publiques.
Si ces missions de contrôle portent également sur l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’État, l’encadrement des recettes et la gestion du patrimoine public, l’audit du secteur minier en constitue l’axe central.
Dans un pays où les revenus issus des mines représentent une part déterminante des finances publiques, les autorités entendent renforcer la maîtrise de l’ensemble de la chaîne, de la production à la déclaration, jusqu’à la collecte et la traçabilité des flux financiers issus de l’exploitation des ressources naturelles.
Face cette perspective, l’IGF ambitionne d’évaluer avec précision les mécanismes de perception des recettes minières, d’identifier les failles éventuelles de leur encadrement et de proposer des mesures susceptibles d’en améliorer le rendement au profit du Trésor public.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions engagées depuis le début de l’année, a précisé l’Inspecteur général des finances, chef de service adjoint, Emmanuel Tshibingu. « Il y a eu une première vague pour cet exercice 2026 et nous lançons aujourd’hui la deuxième. Nous avons des missions à la demande du gouvernement, notamment sur les revenus du secteur minier. Il y a également des missions de surveillance des recettes douanières et fiscales, avec des inspecteurs postés dans certains points stratégiques afin de booster les recettes », a-t-il indiqué.
En amont du déploiement des équipes, Christophe Bitasimwa Bahii a rappelé aux inspecteurs la portée stratégique de leur mission et les exigences éthiques devant encadrer leur action sur le terrain.
« Nous sommes des hauts fonctionnaires de l’État. Nous ne pouvons rien faire qui soit contraire aux intérêts de notre État. Vous devez faire votre travail sans craindre quoi que ce soit, sans prêter oreille aux influences ou aux intimidations. Faites votre travail objectivement et de façon indépendante. L’impartialité et l’équité doivent caractériser vos observations et vos conclusions », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le chef de service de l’IGF a également insisté sur la rigueur des investigations, la pertinence des analyses et la qualité de la rédaction des rapports, appelés à servir d’outils d’aide à la décision pour les autorités publiques.
Enfin, à travers cette nouvelle offensive de contrôle, l’Inspection générale des finances confirme son rôle de vigie des finances publiques et réaffirme son engagement à accompagner le gouvernement dans l’amélioration de la gouvernance du secteur minier, considéré comme un levier stratégique du développement économique de la République démocratique du Congo.
Gloire MALUMBA.K

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