« Tout partenaire politique qui irait là-bas est barré. S’il est député ou sénateur, nous allons l’évincer », a-t-il averti, lundi 1er septembre, sur les ondes de Top Congo FM.
S’alignant sur la position du président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’USN, M. Mishiki a rejeté cette rencontre, qu’il assimile à une relance des consultations menées par Joseph Kabila dans les Kivus. Il a, en outre, accusé l’ancien président sud-africain d’avoir bénéficié, sous l’ère Kabila, de concessions pétrolières et minières en RDC.
« Thabo Mbeki, c’est l’un des bénéficiaires du régime de Kabila. Moi-même, j’étais consultant. Ce n’est pas un hasard de le voir aujourd’hui s’agiter », a-t-il ajouté, rappelant que l’ancien chef d’État avait déjà qualifié Félix Tshisekedi de « tribaliste ».
Lors du deuxième congrès de l’Union sacrée de la nation, tenu samedi 30 août, le chef de l’État avait affirmé qu’aucun dialogue politique ne pourrait se tenir sans son initiative. « Je suis un homme de dialogue, mais je ne me laisserai pas distraire par des initiatives organisées à l’extérieur du pays. Les Congolais n’ont pas besoin d’un facilitateur étranger », avait-il déclaré, précisant que ses concertations ne concerneraient que des acteurs « non inféodés aux pays voisins ».
La conférence de Johannesburg doit rassembler plusieurs figures de l’opposition et de l’ancienne majorité, parmi lesquelles Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Antipas Mbusa Nyamwisi, Seth Kikuni, Corneille Nangaa et Thomas Lubanga, ainsi que des représentants de la CENCO, de l’ECC et de la CRP. Kinshasa a déjà annoncé qu’il n’y prendrait pas part, jugeant l’initiative « inopportune ».
Gloire MALUMBA.K

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