Réunis le 9 février 2026 dans la capitale angolaise, plusieurs chefs d’État africains ont confié au président angolais João Lourenço un mandat officiel de l’Union africaine. Celui-ci est chargé de mener une série de consultations avec les acteurs politiques congolais impliqués dans la recherche d’une issue à la crise sécuritaire qui secoue les provinces orientales de la RDC.
Cette nouvelle dynamique diplomatique intervient toutefois dans un climat politique particulièrement tendu à Kinshasa. Le président Félix Tshisekedi maintient ses réserves vis-à-vis de l’initiative de dialogue national inclusif proposée par les confessions religieuses réunies au sein de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Le Chef de l’État congolais privilégie désormais la médiation portée par l’Union africaine à travers l’initiative angolaise. Cette orientation suscite néanmoins des interrogations au sein de la classe politique congolaise.
Certains observateurs redoutent qu’un processus centré sur une médiation régionale ne réduise la portée nationale et inclusive du dialogue. Plusieurs figures de l’opposition ont d’ailleurs annoncé leur retrait des consultations envisagées, alimentant les doutes sur leur représentativité.
La complexité du dossier est accentuée par la position du mouvement rebelle AFC-M23, qui a également décliné toute participation à un dialogue placé sous l’égide de l’Union africaine. Cette absence pourrait compromettre les perspectives d’une solution globale et durable à la crise.
Dans un contexte marqué par des divisions politiques persistantes et par la poursuite des violences dans l’Est du territoire congolais, la capacité de ce nouveau cadre de dialogue à favoriser une résolution pérenne du conflit demeure incertaine.
MKG

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