Face à cette initiative, le PPRD, parti cher à l'ancien Chef de l'État, Joseph Kabila, exige notamment l’annulation de plusieurs condamnations à caractère politique, la libération de ses cadres et militants qu’il affirme avoir été « enlevés » sous le pouvoir du président Félix Tshisekedi, ainsi que la levée des suspensions visant certains partis politiques. Il réclame également la suppression des restrictions de déplacement imposées à plusieurs figures de l’opposition.
Le parti inscrit par ailleurs cette démarche dans un contexte qu’il juge marqué par de graves violations des droits et libertés fondamentales. Il affirme que plusieurs de ses hauts responsables, dont Aubin Minaku Ndjoko et Emmanuel Ramazani Shadary, auraient été arrêtés ou enlevés dans des conditions qu’il qualifie d’inhumaines et en dehors de tout cadre légal.
Le PPRD dénonce également la condamnation à mort de son président national, Joseph Kabila Kabange, à l’issue d’un procès qu’il considère comme une « iniquité manifeste » et une violation flagrante des principes de l’État de droit. Selon le parti, ces faits s’ajoutent à des suspensions qu’il qualifie d’arbitraires, subies à deux reprises, tandis que ses militants continueraient d’être victimes d’intimidations et de mesures restrictives jugées injustifiées.
Enfin, le PPRD estime que le Conseil interreligieux, qu’il considère proche des autorités en place, devrait prioritairement s’engager en faveur de la restauration effective des droits et libertés fondamentales. Une condition qu’il juge indispensable à l’organisation de consultations politiques crédibles et à l’instauration d’un dialogue véritablement constructif.
Gloire MALUMBA.K

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