Selon un communiqué publié sur le réseau social X par le ministère qatari de l’Intérieur, les entretiens ont porté sur « plusieurs questions d’intérêt commun », notamment le renforcement de la coopération bilatérale et l’amélioration des mécanismes de collaboration régionale.
Si l’accord de paix signé à Washington, fin juin, entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda a été salué comme une avancée diplomatique, le processus de Doha, censé en être le prolongement, progresse avec lenteur. Sur le terrain, les résultats restent incertains et les divergences entre les parties, profondes.
Présents à Doha depuis plusieurs jours, les ministres congolais et rwandais participent aux efforts de médiation engagés par le Qatar, avec le soutien de l’Union africaine, visant à rapprocher Kinshasa du mouvement rebelle actif dans l’est de la RDC.
Les négociations en cours réunissent une délégation congolaise conduite par Sumbu Sita Mambu, haut représentant du président Félix Tshisekedi, et une délégation de l’AFC/M23 dirigée par Benjamin Bonimpa. Ce nouveau cycle de discussions vise à jeter les bases d’un accord de paix durable dans une région dévastée depuis plus d’une décennie par des conflits à répétition.
Riche en ressources minières stratégiques, l’Est de la RDC est le théâtre, depuis plus de trente ans, de violences récurrentes impliquant groupes armés locaux, forces étrangères et armée nationale. Ces derniers mois, une offensive conjointe du M23 et de l’armée rwandaise a permis aux rebelles de s’emparer brièvement de Goma et de Bukavu, deux villes stratégiques du Nord et du Sud-Kivu, face à une armée congolaise fragilisée.
Gloire MALUMBA.K

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