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Drame à Goma : la France exige une enquête indépendante sur la mort d’une employée de l’Unicef

La France appelle les parties en conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo, Kinshasa et le mouvement M23/AFC, à « s’abstenir de toute instrumentalisation » du décès tragique de la ressortissante française Karine Buisset. Cette employée de l’Unicef a été tuée dans une frappe de drone survenue dans la nuit du mardi au mercredi 11 mars à Goma, une zone sous contrôle des rebelles, dans la province du Nord-Kivu.

Karine Buisset, employée de l'UNICEF, décédée lors d'une frappe de drone à Goma, au Nord-Kivu dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Karine Buisset, employée de l'UNICEF, décédée lors d'une frappe de drone à Goma, au Nord-Kivu dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans un message publié sur son compte X, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, indique que Paris est en contact avec les autorités congolaises. Celles-ci se sont engagées, selon lui, à « clarifier les responsabilités et les circonstances de ce décès tragique et à ce que toutes les conséquences en soient tirées ».

La France demande par ailleurs l’ouverture d’« une enquête indépendante et impartiale » et affirme se tenir « prête à y contribuer ».

Âgée de 54 ans, l’employée de l’Unicef a été mortellement touchée lors d’une frappe de drone dans cette grande ville du Nord-Kivu, contrôlée depuis janvier 2025 par le groupe antigouvernemental M23. Deux civils ont également été tués dans l’attaque, selon la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco).

D’après des sources humanitaires et les secours dépêchés sur place, la frappe a touché une résidence située dans le quartier de Himbi. Ce secteur résidentiel, situé au bord du lac Kivu, abrite de nombreux expatriés ainsi que des logements et bureaux d’organisations humanitaires.

Selon les premières informations, les frappes visaient des responsables ou des proches d’un groupe armé. La maison où se trouvait l’humanitaire française aurait été touchée par erreur. L’habitation a été gravement endommagée : partiellement incendiée, la toiture détruite et les murs criblés de nombreux impacts, évoquant l’explosion d’une bombe à fragmentation.

La mort de l’humanitaire a également suscité une vive réaction au sein des Nations unies. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé son « indignation » par la voix de son porte-parole Stéphane Dujarric.
« Le personnel humanitaire ne doit jamais être pris pour cible. C’est le droit international. (…) Il doit être respecté », a-t-il rappelé.

De son côté, le chef par intérim de la Monusco, Bruno Lemarquis, a condamné « avec la plus grande fermeté l’usage d’armes et de drones d’attaque ». Il a également souligné que « les attaques contre le personnel de l’ONU pourraient constituer des crimes de guerre ».


Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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