Dans une déclaration publiée ce samedi 7 novembre, l’organisation fait état de trois établissements de santé incendiés à Mabalako lors d’attaques attribuées à un groupe armé. Des patients ont également perdu la vie au cours de ces violences.
La situation a aussi été préoccupante à Beni, où un centre de traitement d’Ebola a été pris pour cible vendredi 6 novembre. Une tentative d’incendie de cette structure a toutefois été déjouée grâce à l’intervention de la police.
Des déplacements de populations qui compliquent le suivi épidémiologique
Au-delà des pertes humaines et des dégâts matériels, ces attaques risquent de fragiliser davantage les efforts engagés pour contenir l’épidémie. Selon l’OMS, plusieurs habitants ont fui les localités touchées par les violences. Parmi les personnes déplacées figurent des contacts de cas d’Ebola, jusque-là suivis par les équipes sanitaires.
Leur déplacement complique les opérations de surveillance épidémiologique, notamment le traçage des contacts, indispensable pour identifier rapidement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus et prévenir de nouvelles contaminations.
L’insécurité a également contraint les équipes de riposte à suspendre les activités programmées le 6 novembre dans les zones concernées.
L’organisation indique néanmoins que tous ses agents présents dans les localités affectées ont été localisés et sont sains et saufs.
L’OMS appelle à protéger les structures sanitaires
Face à cette situation, l’OMS rappelle que les établissements de santé, les patients et les travailleurs humanitaires doivent être protégés en toutes circonstances. Elle met en garde contre les répercussions des attaques sur la lutte contre Ebola, soulignant que la destruction des infrastructures médicales et les restrictions d’accès aux populations peuvent compromettre la prise en charge des malades et favoriser la propagation du virus.
Pour l’organisation, la sécurité constitue ainsi une condition essentielle à la poursuite des interventions sanitaires et à l’accès des populations aux soins. « Le meilleur médicament est la paix », souligne-t-elle dans sa communication.
Ces nouvelles violences mettent en évidence les difficultés auxquelles se heurte la riposte sanitaire dans les territoires affectés par le conflit armé au Nord-Kivu. Elles rappellent que la maîtrise de l’épidémie ne repose pas uniquement sur les moyens médicaux et logistiques, mais dépend également de la protection des populations, des infrastructures de santé et des équipes déployées sur le terrain.
MKG

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