Selon Radio Okapi, les grévistes affirment ne plus avoir perçu leurs primes depuis août dernier, malgré plusieurs démarches entreprises auprès des autorités sanitaires et des partenaires humanitaires. Dans une déclaration rendue publique vendredi, ils annoncent la suspension de toutes leurs activités jusqu’au paiement intégral des sommes dues.
Ces prestataires interviennent notamment dans la surveillance épidémiologique, la communication sur les risques et l’engagement communautaire (CREC), ainsi que dans la prévention et le contrôle des infections (PCI). Leur travail contribue à la détection des cas suspects, à la sensibilisation des populations et à la prévention de la transmission du virus.
Le porte-parole des grévistes, le docteur Willy Ngeleza, justifie cette décision par les risques auxquels les équipes sont exposées sur le terrain. « Nous décrétons une grève sèche générale et illimitée des activités dans la zone de santé de Nia-Nia. Toutes les activités sont suspendues jusqu’au paiement intégral de nos primes », déclare-t-il.
Les prestataires affirment avoir multiplié les démarches pour obtenir le règlement de leurs arriérés. Ils évoquent notamment des ultimatums annonçant une suspension des activités, ainsi que des rencontres avec les responsables de la riposte et les autorités, sans résultat satisfaisant.
Cette mobilisation intervient alors que l’épidémie continue de se propager dans certaines aires de santé situées en périphérie du centre de Mambasa, selon des sources sanitaires locales. L’interruption des activités des équipes concernées pourrait fragiliser la surveillance épidémiologique, les actions de sensibilisation communautaire et les mesures de prévention des infections dans cette zone de santé.
Au moment de la publication de son article, Radio Okapi n’avait pas encore obtenu de réaction des autorités provinciales ni des responsables de la riposte contre Ebola en Ituri.
MKG

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