La République démocratique du Congo poursuit son offensive contre la dix-septième épidémie de maladie à virus Ebola recensée sur son territoire. Le ministre de la Santé publique, de l'Hygiène et de la Prévoyance sociale, le Dr Samuel Roger Kamba, a signé, mercredi 23 septembre, le Plan de préparation et de réponse multisectorielle « One Health », qui couvre une nouvelle période opérationnelle allant du 1er septembre 2026 au 27 février 2027.
Selon la cellule de communication du ministère, ce document doit permettre de consolider les résultats obtenus lors de la première phase de la riposte et de renforcer l'anticipation, la détection précoce ainsi que la capacité de réponse face aux risques que continue de faire peser le virus, dont la souche Bundibugyo circule dans plusieurs provinces de l'est du pays depuis sa déclaration en mai.
Cinq axes prioritaires
Le nouveau plan met l'accent sur cinq volets jugés déterminants : la surveillance épidémiologique, l'investigation des alertes, la prévention et le contrôle des infections, la prise en charge des cas, ainsi que la vaccination à titre compassionnel. La communication sur les risques et l'engagement des communautés locales, considérés par les autorités sanitaires comme des leviers essentiels pour endiguer la propagation du virus, figurent également parmi les priorités affichées.
Ce dispositif s'inscrit dans la continuité des mesures déjà engagées ces derniers mois par Kinshasa, alors que l'épidémie a pris une ampleur inédite pour une flambée d'Ebola en RDC, touchant plusieurs dizaines de zones de santé réparties sur cinq provinces, l'Ituri demeurant l'épicentre de la contamination.
Une approche transversale
Le choix de l'approche dite « One Health » traduit la volonté des autorités congolaises d'articuler la réponse sanitaire humaine avec la santé animale et la gestion environnementale, trois dimensions considérées comme indissociables dans la lutte contre les fièvres hémorragiques virales, dont les réservoirs et les modes de transmission restent en partie liés à l'écosystème.
Le ministère souligne que la réussite de ce plan dépendra étroitement de la mobilisation conjointe des autorités nationales et provinciales, des partenaires techniques et financiers — parmi lesquels l'Organisation mondiale de la santé et Africa CDC sont engagés depuis le début de l'épidémie —, ainsi que des communautés locales, dont l'adhésion est présentée comme une condition sine qua non pour renforcer durablement la préparation du pays face aux menaces sanitaires à venir.
Labora

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!