Le bilan humain demeure particulièrement lourd. Au total, 2 061 décès ont été enregistrés, tandis que 886 personnes ont été déclarées guéries. Le taux de létalité atteint désormais 46,3 %, illustrant la gravité de cette épidémie. Le suivi des contacts, élément central de la riposte, est assuré à hauteur de 82,7 %.
La maladie reste active dans cinq provinces du pays : l’Ituri, le Haut-Uélé, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo. À ce jour, 53 zones de santé sont affectées, un chiffre qui traduit une stabilisation relative de l’extension géographique de l’épidémie malgré la poursuite de la transmission.
L’Ituri demeure l’épicentre de la flambée, concentrant le plus grand nombre de cas signalés. À l’inverse, la situation apparaît plus favorable au Sud-Kivu, où aucun nouveau cas confirmé n’a été notifié depuis 75 jours, un indicateur jugé encourageant par les équipes de riposte.
Face à cette crise sanitaire, les autorités affirment maintenir un dispositif de surveillance renforcé dans l’ensemble des zones touchées. Les équipes déployées sur le terrain poursuivent l’identification et l’investigation des cas suspects, leur transfert vers les centres de traitement ainsi que le contrôle sanitaire aux différents points d’entrée.
En parallèle, les mesures de prévention restent au cœur de la stratégie de lutte contre la maladie. Les opérations de décontamination, l’organisation d’enterrements dignes et sécurisés et les campagnes de sensibilisation communautaire se poursuivent afin de freiner la propagation du virus et de renforcer l’adhésion des populations aux recommandations sanitaires.
MKG

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