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POLITIQUE

Embouteillages à Kinshasa et naufrages à répétition : Christian Mwando exige la démission de Jean-Pierre Bemba

Face à la persistance des embouteillages à Kinshasa et à la recrudescence des naufrages à travers le pays, le député national Christian Mwando Nsimba appelle à la démission  voire à la révocation  du vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba. Il a formulé cette exigence mercredi 24 décembre, au cours d’un entretien exclusif accordé à Radio Okapi.

De gauche à droite, Christian Mwando, député national et Jean-Pierre Bemba, vice-premier ministre des transports, tous de la République démocratique du Congo (RDC). Crédit photo, Presse Actu.
De gauche à droite, Christian Mwando, député national et Jean-Pierre Bemba, vice-premier ministre des transports, tous de la République démocratique du Congo (RDC). Crédit photo, Presse Actu.


Pour l’élu de Kabalo, dans la province du Tanganyika, les dysfonctionnements récurrents observés dans le secteur des transports traduisent un échec manifeste de la gestion actuelle. « Depuis qu’il est à la tête de ce ministère, il n’est pas parvenu à mettre fin aux embouteillages à Kinshasa ni à réduire les naufrages sur les cours d’eau du pays », a-t-il déclaré.

Président du groupe parlementaire Ensemble à l’Assemblée nationale, Christian Mwando estime que la multiplication des accidents fluviaux, combinée à l’asphyxie de la circulation dans la capitale, révèle une absence de leadership au sommet du ministère. Selon lui, le vice-Premier ministre se contente de déclarations médiatiques sans impact réel sur le terrain. « Soit il n’a pas d’autorité, soit il ne fait pas son travail », a-t-il martelé.

L’élu a également dénoncé la situation qu’il qualifie de chaotique de la circulation routière à Kinshasa. « La ville est complètement bouchée. Les automobilistes sont abandonnés à leur triste sort. Il faut parfois quatre heures pour aller de la Gombe à Ngaliema, et jusqu’à six heures pour rejoindre Tshangu. La République est paralysée », a-t-il fustigé, appelant les membres du gouvernement à assumer pleinement leurs responsabilités. À ses yeux, dans un État sérieux, le ministre des Transports devrait tirer les conséquences d’un tel échec.

Réagissant à ces accusations, le secrétaire général au ministère des Transports et Voies de communication, Jean-Marie Abolia, joint également par Radio Okapi, a tenu à relativiser les propos du député. « Ces déclarations n’engagent que leur auteur », a-t-il répondu, affirmant que des efforts soutenus sont en cours pour apporter des solutions durables aux problèmes évoqués. « Le travail se fait jour et nuit, aussi bien pour lutter contre les embouteillages que pour réduire les naufrages », a-t-il assuré.

Jean-Marie Abolia a par ailleurs rappelé que la gestion du secteur routier relève de compétences partagées entre le pouvoir central et les provinces. « Il ne revient pas au ministre des Transports de donner des injonctions aux gouverneurs dans les matières partagées », a-t-il précisé, soulignant que plusieurs réformes majeures ont été engagées sous l’impulsion du vice-Premier ministre, notamment en matière d’organisation des routes d’intérêt national et interprovincial.

S’agissant des naufrages, le secrétaire général reconnaît l’ampleur des défis, tout en insistant sur le travail continu mené par le ministère. « Les défis restent énormes et les solutions structurelles prendront du temps. Cela pourrait encore nécessiter au moins une année de travail », a-t-il conclu.


MKG

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