Selon des informations rapportées par La Libre Belgique et reprises par plusieurs médias, plusieurs dizaines de policiers ont participé à ces opérations simultanées. Elles s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite de plaintes déposées en juillet 2025 par des organisations non gouvernementales et des acteurs de la société civile katangaise.
Les plaignants mettent en cause plusieurs proches du chef de l’État congolais, tous présentés comme détenteurs de la nationalité belge. Ils dénoncent des faits présumés de prédation, de détournement et de blanchiment liés à l’exploitation des ressources minières dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba.
Parmi les personnes citées dans les plaintes et les enquêtes antérieures figurent la première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, les frères du président Christian, Jacques et Jean-Claude, ainsi que deux de ses enfants. Ces accusations n’ont toutefois pas donné lieu, à ce stade, à des charges rendues publiques.
Au cours des derniers mois, les enquêteurs avaient déjà procédé à des réquisitions bancaires afin d’examiner certains mouvements de fonds. L’enquête est conduite au niveau fédéral, notamment sous la responsabilité de la procureure Ann Fransen, spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée.
Plusieurs informations restent à confirmer
Si le parquet fédéral a confirmé les perquisitions, il n’a communiqué aucune précision sur les lieux exacts visés ni sur les personnes directement concernées par les opérations. Cette réserve vise notamment à préserver le secret de l’instruction et la présomption d’innocence.
Sur les réseaux sociaux, certains comptes ont affirmé que des policiers s’étaient rendus dans une villa située à Uccle, dans le quartier Fond’Roy, présentée comme une résidence secondaire de la famille présidentielle. Cette information n’a cependant pas été confirmée officiellement. Les médias belges évoquent pour leur part des perquisitions visant l’entourage familial du président congolais, sans établir publiquement un lien avec cette résidence.
L’affaire s’inscrit dans une série de plaintes et de rapports d’organisations de la société civile katangaise dénonçant une emprise présumée de proches du pouvoir sur des sites miniers, des remblais et des rejets miniers. Dans le Haut-Katanga et le Lualaba, où l’exploitation du cuivre et du cobalt représente un enjeu économique majeur, les plaignants mettent en cause la gestion de ressources générant d’importants revenus.
Estimant que leurs démarches auprès de la justice congolaise n’ont pas abouti de manière satisfaisante, ils se sont tournés vers les autorités judiciaires belges, notamment en raison de la présence en Belgique de certaines personnes mises en cause ou de leurs intérêts.
Ces développements judiciaires interviennent dans un contexte politique tendu en République démocratique du Congo, marqué par les relations conflictuelles entre le pouvoir et l’opposition, les discussions autour d’un éventuel dialogue national et les controverses relatives à une possible révision de la Constitution. Aucun élément public ne permet toutefois d’établir un lien entre ces enjeux politiques et les opérations menées par la justice belge.
À ce stade, aucune arrestation n’a été annoncée et aucune inculpation n’a été rendue publique dans le cadre de ces perquisitions. Les suites de l’enquête permettront de déterminer si les opérations du 14 octobre constituent une étape décisive dans les investigations ou une mesure supplémentaire dans un dossier ouvert depuis plusieurs mois. Le parquet fédéral belge n’a annoncé aucune communication complémentaire.
Labora
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