Ces déclarations interviennent le jour même de l’annonce de sanctions américaines visant le ministère rwandais de la Défense et une institution financière du pays, accusés de soutenir le mouvement rebelle M23, actif dans l’est de la RDC.
Olivier Nduhungirehe a également contesté les accusations de Kinshasa présentant l’ancien président congolais Joseph Kabila comme un relais de Kigali, après son rapprochement avec le M23 au cours du mois d’octobre. Selon le ministre rwandais, cette question doit être réglée sur le plan politique entre Congolais.
Les déclarations du chef de la diplomatie rwandaise contrastent toutefois avec les conclusions des experts des Nations unies, qui font état d’un contrôle important exercé par Kigali sur le M23 et de la présence de milliers de soldats rwandais sur le territoire congolais. Le Rwanda continue de démentir ces accusations.
Sur le terrain, les combats se poursuivent dans l’est de la RDC, malgré l’accord de paix signé en décembre dernier sous médiation américaine. La région est également confrontée à une épidémie d’Ebola qui a fait près de 5 000 morts, selon les chiffres évoqués dans le bilan de la crise sanitaire.
Par ailleurs, Olivier Nduhungirehe a confirmé l’existence de discussions avec cinq pays européens — le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas — concernant l’installation au Rwanda d’un centre d’accueil destiné à des migrants expulsés de l’Union européenne. Le ministre n’a toutefois fourni aucun détail supplémentaire sur ce projet.
MKG

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