Aucune communication officielle n’a, pour l’heure, été faite par les rebelles à la suite de l’incident. Selon plusieurs sources locales, la salle touchée abritait une réunion de cadres du mouvement AFC-M23, un élément qui pourrait expliquer le ciblage de l’attaque.
Sur place, la situation demeure extrêmement tendue. Des témoins, cités par un média local, indiquent que l’accès au site de l’explosion est strictement interdit. Aucune personne n’est autorisée à s’en approcher, renforçant le flou autour des circonstances exactes du drame.
D’autres sources avancent toutefois une version différente. Elles évoquent une explosion accidentelle, survenue à la suite d’une mauvaise manipulation d’une arme en phase de test par des éléments du M23-RDF.
Cette nouvelle violence intervient dans un contexte sécuritaire déjà fortement dégradé à Uvira. Le mercredi 10 décembre 2025, vers 11h30, la ville alors chef-lieu provisoire du Sud-Kivu est passée sous occupation du M23 sans affrontements, avec l’appui de l’armée rwandaise. Plusieurs témoins avaient alors confirmé la présence visible de groupes rebelles dans les principales artères de la cité, tandis que d’autres éléments progressaient en direction de Kavinvira, à la frontière avec le Burundi.
Selon des sources sécuritaires, l’armée congolaise s’était retirée de la ville la veille, se repliant vers Swima, Makobola et Baraka, dans le territoire de Fizi. L’entrée des rebelles à Uvira s’était faite sans résistance, en file indienne, jusqu’aux abords de la frontière burundaise.
La chute rapide d’Uvira avait marqué un tournant dans les tensions au Sud-Kivu, après une accalmie relative dans la matinée et les démentis des autorités provinciales face aux informations circulant la veille. La ville accueillait jusque-là les institutions provinciales, transférées après la prise de Bukavu par le M23 en début d’année.
MKG

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