Dans un communiqué officiel, les autorités précisent que les investigations visent des faits susceptibles de constituer plusieurs infractions, notamment le détournement de deniers publics, la corruption et la concussion, ainsi que d’autres infractions connexes prévues par le Code pénal congolais.
Au cœur du dossier figure un contrat conclu entre le FRIVAO et l’ICCN, relatif à la réhabilitation du site zoologique et botanique de Kisangani.
Selon les premières informations communiquées par le ministère de la Justice, appuyées par des constats de terrain et un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), un écart de 3,3 millions de dollars américains, jugé « significatif et non justifié », aurait été relevé.
Le projet initial avait été évalué à 700 000 USD, tandis que les décaissements effectifs atteindraient environ 4 millions USD, d’après les mêmes sources.
Les enquêteurs font également état d’une forte discordance entre les montants engagés et le niveau réel d’exécution des travaux. Ils évoquent en outre d’importantes insuffisances dans le contrôle, la traçabilité des pièces justificatives ainsi que dans la supervision technique du chantier.
Tout en rappelant le principe constitutionnel de la présomption d’innocence, le ministère de la Justice estime que ces éléments justifient l’ouverture de poursuites et la conduite d’investigations approfondies.
Il précise enfin que la procédure sera menée dans le strict respect de l’indépendance de la justice, du principe du contradictoire et des droits de la défense.
Gloire MALUMBA.K

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